Congrès PS 2008

Samedi 6 décembre 2008

Conférence de presse de Vincent Peillon et Manuel Valls
Vidéo envoyée par segolene-royal

Conférence de presse de Vincent Peillon et Manuel Valls, le 5 décembre 2008 à Paris.

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Lundi 17 novembre 2008

Nous avons le plaisir de vous convier à une grande rencontre avec Ségolène Royal et son équipe : Vincent Peillon, Jean-Louis Bianco, Julien Dray, Manuel Valls, Delphine Batho, Aurélie Filippetti, David Assouline, Dominique Bertinotti, etc. 

Elle aura lieu : 

Le mercredi 19 novembre à partir de 19h30

Au Gymnase Japy

2, rue Japy

75011 Paris

M° Charonne

Bus :  56, 76 

 

Venez très nombreux, et avec tous vos amis, à la veille du jour qui doit changer le Parti socialiste ! 

Amitiés socialistes,

L'équipe de la candidate Ségolène Royal et de son équipe.

Par Rédacteur
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Jeudi 13 novembre 2008

Comme beaucoup de militants PS du 92, j’ai reçu aujourd’hui la profession de foi de notre camarade Pascal Buchet, Premier Secrétaire Fédéral sortant de la Fédération Socialiste des Hauts-de-Seine.

            Je m’attendais à un programme aligné avec divers soutiens de leaders nationaux et locaux de la Motion D « Changer à gauche pour changer la France » (première signataire Martine Aubry) mais je trouve un texte simple, bien écrit et rempli d’idées et de propositions que les adhérents de Désirs d’Avenir, passés et actuels, que des militants de la Motion E « L’espoir à gauche, fiers d’être socialistes » (première signataire Ségolène Royal), ont pu porter au débat dans la Fédé. Les idées étant faites pour être diffusées et partagées, nous ne pouvons que nous réjouir que Pascal Buchet reprenne quasi mot pour mot certains de nos argumentaires.

 

            Mieux encore, Pascal Buchet rend hommage à trois camarades du PS dans son texte :

 

-Philippe Babé, Maire-Adjoint d’Asnières et ancien Trésorier Fédéral

-Didier Debord, Maire-Adjoint de Nanterre, Secrétaire de la Section PS de Nanterre et Trésorier Fédéral

-Sébastien Pietrasanta, Maire d’Asnières, Secrétaire Fédéral à l’animation des Sections

 

            Ces trois camarades cités nommément dans son texte sont tous signataires de la Motion E.

 

            Je salue le sens de l’ouverture de Pascal Buchet et me joints à l’hommage qu’il rend à nos trois camarades, ce qui ne m’empêchera pas de voter pour Alexis Bachelay dans une semaine.

 

 

                                                           Nicolas Gatineau (Montrouge)

 

  NDLR : Suite à une distraction de ma part, j'ai omis de signaler que Gérard Collomb est le premier signataire de la Motion E. Ségolène Royal est  un des leaders de cette Motion ce qui a été précisé sur le bulletin de vote.

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Jeudi 13 novembre 2008

« Document de travail ouvert » - SR 10 novembre 2008

«

Pour l’unité et le renouveau du Parti Socialiste

___

Les militants ont voté le 6 novembre. Par leur vote, ils ont affirmé leur désir d’une

transformation profonde de notre parti et leur soif de fraternité et d’unité. Ils l’ont fait dans

un contexte où le monde change, où le libéralisme échoue et où monte la demande d’un projet

de gauche. Face aux souffrances sociales qui s’accumulent, nos responsabilités ne peuvent

plus être différées. Il y a urgence. Agir pour que les valeurs humaines s’imposent, porter haut

l’exigence de justice sociale et d’émancipation de la personne humaine, c’est depuis toujours

l’ambition des socialistes. Nos valeurs sont d’une vibrante actualité. Le temps est venu

d’écrire une nouvelle page de notre histoire. Celle du socialisme du 21ème siècle. La France

a besoin d’un Parti socialiste à la hauteur des grands choix politiques qui l’attendent,

capable de faire bloc pour s’opposer et proposer. Le congrès de Reims doit être le point de

départ d’un patient et passionnant travail de reconquête idéologique autour de nos valeurs et

de nos idées face à la droite, d’élaboration programmatique fondée sur une démocratie

militante, participative et active, de mobilisation pour attirer les forces de la jeunesse, les

salariés, les catégories populaires et moyennes et construire un nouveau rapport de force

politique. Un travail considérable nous attend. Nous proposons de mettre le parti en

mouvement autour de quatre grands chantiers destinés à redonner au PS toute sa place

auprès des Français. Avec la ferme volonté de mettre en avant une équipe cohérente, voulant

vraiment rénover et fédérant tous les talents, toutes les intelligences, toutes les convictions.

Tous ensemble, les socialistes peuvent réussir cette transformation nécessaire.

1 - Répondre d’abord à l’urgence de la crise financière et sociale

Nombreux sont celles et ceux, personnes âgées, jeunes, salariés précarisés, chefs de PME qui

ressentent durement les conséquences de la crise. Nous devons leur dire qu’une autre

politique est possible. C’est au Parti socialiste de la proposer. La France entre en récession.

Nous devons partout sur les territoires évaluer les effets de cette crise. Ce bilan, dressé par

les fédérations en lien avec les élus locaux, sera le préalable à l’organisation d’un grand

forum global associant le mouvement social, syndicats, représentants des services publics,

salariés en lutte, entrepreneurs, associations, universitaires, altermondialistes,

consommateurs, petits épargnants… Ce forum global aura une dimension européenne. La

réponse à la crise du capitalisme n’est pas le domaine réservé des cercles technocratiques et

des sommets intergouvernementaux. L’efficacité de la réponse en dépend.

2 - Cinq orientations pour bâtir le socialisme du 21ème siècle

1) La finance doit être au service de l’économie productive et non pas au service d’ellemême.

Et l’économie productive doit être au service de l’épanouissement humain. Cela

suppose un nouvel ordre économique et social juste, contre la précarité et pour la société du

travail bien rémunéré, rééquilibrant le rapport capital/travail.

2) Il faut un Etat préventif et stratège qui change les rapports de force. Distribuer après coup

ne suffit plus. Cela suppose un nouveau modèle de croissance associant dynamisme

économique, politique industrielle, progrès social et écologie.

3) Faire partout le choix écologique de l’excellence environnementale. Urgence sociale et

urgence environnementale sont désormais liées. Cela suppose de favoriser une croissance

sobre qui tienne compte de la rareté des ressources, d’organiser l’après-pétrole et de

promouvoir de nouvelles révolutions technologiques.

4) Oser la démocratie jusqu’au bout et refonder le pacte républicain. Cela suppose de

nouvelles institutions, de nouveaux pouvoirs pour les territoires, une réelle démocratie

sociale et participative, le pluralisme médiatique, l’indépendance de la justice. Cela suppose

d’avoir pour objectif de l’égalité réelle et de reconnaître la France métissée comme une

chance.

5) Réorienter l’Europe pour la relancer.

3 - Faire du Parti Socialiste une force neuve

Notre objectif est de faire du Parti Socialiste le grand parti démocratique, populaire et de

mobilisation sociale dont la France a besoin. Le respect du vote des militants sera la règle

absolue, car c’est la condition première d’une unité nouvelle des socialistes. Nous voulons

construire un parti de masse. Le montant de l’adhésion ne doit plus être un obstacle au

militantisme qui est d’abord un don de temps. Des responsabilités seront décentralisées aux

fédérations pour que le parti fonctionne de façon ascendante en s’appuyant sur notre action

concrète dans les régions, les départements et les communes. Des dotations financières plus

importantes seront attribuées aux fédérations. Une université populaire de la connaissance

sera créée dans chaque région pour permettre à tous les citoyens d’accéder à la culture

politique qui permet à chacun d’avoir les outils de compréhension et d’analyse pour

intervenir dans les débats d’idées. Le parti organisera de nouvelles formes de militantisme :

réseaux de solidarité concrètes, actions en direction des salariés, implantation dans les

quartiers, place des nouvelles technologies, recrutement de nouveaux adhérents etc.

4 - Fédérer la gauche

La stratégie des socialistes a toujours consisté d’abord à rassembler la gauche, toute la

gauche, autour d’un contrat de gouvernement. Celui-ci doit être préparé par un comité

d’action de la gauche, ouvrant la perspective à terme d’une fédération. Ce comité ouvrira

largement ses débats en associant les militants, en organisant des campagnes de mobilisation

et d’actions. C’est à partir de cette stratégie que les socialistes ont vocation à s’adresser

seulement ensuite à toutes les forces susceptibles de se reconnaître dans le projet socialiste

pour battre la droite. »

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Dimanche 21 septembre 2008
Les animateurs de « La ligne Claire » et de « Combattre et proposer » ont constaté la proximité et la convergence des textes qu’ils ont déposés dans le cadre de la préparation du congrès de Reims qui se tiendra début novembre 2008.

Rejoints par de nombreux autres militants et responsables socialistes ils ont décidé d’en prendre acte en rédigeant une motion commune qui sera soumise au vote des adhérents.

Ce choix du rassemblement autour d’orientations proches traduit la volonté de faire cesser la dispersion et la confusion préjudiciables au débat démocratique qui doit être la règle dans le déroulement d’un congrès capital.

Tout autre attitude est porteuse de lourdes menaces et contribuerait, une fois de plus, à réduire en cendres la crédibilité du parti socialiste dont l’image s’est considérablement détériorée aux yeux de nos concitoyens.

Afin de répondre à leurs attentes, l’heure est venue de refonder notre parti et de bâtir, collectivement, un projet à la hauteur des défis du monde moderne.

Cette volonté s’exprime au travers d’une motion unique qui est un signe fort pour tous les socialistes et pour tous ceux qui leur font confiance car elle doit permettre de poser les bases d’une majorité forte et cohérente au congrès de Reims.

Elle a guidé les initiatives prises par Gérard Collomb, Vincent Feltesse, Jean Noël Guérini et Manuel Valls soucieux de ne pas faire de Reims le congrès de désignation d’un présidentiable, mais bien le lieu où commencera la mise en forme d’un projet, indispensable à l’alternance tant attendue.

Cette attitude partagée par les signataires de « Combattre et proposer » animé par Ségolène Royal, tranche avec les comportements de celles et ceux qui, se souciant peu des contradictions entre actes et discours, laissent leurs projets personnels prendre le pas sur l’ambition collective qui doit impérativement nous animer.

Ensemble, rejoints demain par d’autres militants, nous entendons porter le souffle de la rénovation, à travers un projet audacieux, sans tabou et surtout grâce à l’émergence d’une nouvelle génération pour diriger le parti socialiste.

L’ouverture de notre parti sur la société, l’indispensable renforcement de ses capacités d’écoute, d’analyse et de diagnostic sont essentiels pour combattre efficacement la politique de la droite qui met en pièce notre pacte républicain.

Au service des puissants, injuste et brutale avec le plus grand nombre des Français, cette politique favorise une dérégulation accélérée par la mondialisation qui brise nos acquis et lamine nos identités.

Fiers d’être réformistes, nous souhaitons poser les bases d’une autre politique, basée sur le renforcement de la démocratie. Elle doit aussi travailler au rétablissement de la confiance entre salariés et entreprises, dans le cadre de politiques économiques concrètes et efficaces.

Cela passe aussi par une véritable réforme fiscale, basée sur l’équité et les indispensables solidarités entre générations et territoires.

De même, notre France est celle de l’acceptation des différences, dans une société en mouvement, riche de ses diversités.

Forts de l’élan et des espoirs de la campagne présidentielle, des succès du parti socialiste aux régionales, aux municipales, aux cantonales et du renforcement de ses groupes parlementaires, nous affirmons que la victoire est possible en 2012.

A nous de faire en sorte que chacun conjugue invention et fidélité, que chacun, enfin, parle à tous les Français, selon la ligne fixée par les militants, que chacun fasse en sorte que la forme même de nos débats, avant et pendant le Congrès et dans nos comportements soit l’illustration du respect qu’un grand parti se doit à lui-même et à ses électeurs.

Face à la course folle des ambitieux qui rend inaudibles nos discours et brouille nos actions, face aux fortes tentations de faire du neuf avec l’ancien, nous avons décidé, en commun, de tracer un chemin, nous avons choisi, ensemble, de faire lever un espoir.

La régression économique et sociale de la France, la stagnation et le recul du pouvoir d’achat, les atteintes aux libertés et la main mise sur l’information ne sont pas des fatalités.

Face à la crise financière, à la menace du réchauffement climatique, face aux périls des nationalismes du terrorisme, nous nous engageons pour un nouvel ordre international, porté fermement par une Europe volontaire.

Sur le socle de la justice et de la démocratie, d’immenses potentialités de création et d’innovation peuvent se libérer. Ensemble, nous engageons la bataille idéologique sur nos valeurs qui nous fera demain battre la droite de Nicolas Sarkozy.

Nous voulons que les militants socialistes soient de nouveau fiers de leur parti.

Pour cela, nous nous engageons à construire un grand parti populaire ancré dans les territoires respectueux du vote de ses militants, qui ressemble à toutes celles et à tous ceux que l’on veut représenter.

Nous souhaitons que le parti socialiste mette en œuvre une procédure qui permette que le choix du candidat socialiste à l’élection présidentielle soit le résultat d’une primaire ouverte au plus grand nombre de sympathisants socialistes.

Ce Parti Socialiste fort sera en mesure de rassembler d’abord la gauche, puis attirer les démocrates qui veulent s’unir pour construire une alternative au sarkozysme.

Nous voulons que notre rassemblement soit le premier acte de ce mouvement, afin que de convergences en rassemblements, dans la clarté, la fraternité et le courage, le parti socialiste et la gauche soient demain à la hauteur des attentes et de la confiance des Français.
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Samedi 13 septembre 2008

Retrouvons nous tous au Rassemblement de la Fraternité !

Si vous aussi vous vous interrogez sur l'évolution de notre société, si vous aussi vous souhaitez bâtir un monde plus juste, un monde meilleur, venez exprimer ces attentes !

Un grand concert, des nombreux artistes, des films, des réflexions menées notamment par Ségolène... c'est pour une belle fête que nous allons nous retrouver.

Le Rassemblement de la fraternité et de l'avenir est un évènement citoyen, ouvert à toutes celles et ceux qui veulent bâtir un monde meilleur.

IL SE TIENDRA AU ZENITH DE PARIS

LE 27 SEPTEMBRE 2008
DE 18 à 22 heures

PARLEZ EN AUTOUR DE VOUS ET VENEZ NOMBREUX
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Jeudi 11 septembre 2008

(de gauche à droite) : Didier Debord, Maire Adjoint de Nanterre, Dominique Bertinotti, Maire du IVème Arrondissement de Paris et Alexis Bachelay, Maire Adjoint de Colombes


C’est avec grand plaisir que nous avons pu accueillir Dominique Bertinotti, Maire du IVème Arrondissement de Paris et proche de Ségolène Royal à la Mairie de Nanterre pour une brillante présentation de la Contribution « Combattre et Proposer » de Ségolène Royal.

            Devant de nombreux camarades du PS92, Dominique Bertinotti a détaillé ce qui fait la spécificité de la ligne politique proposée par Ségolène Royal : une équipe, un leader et un projet.

            Les camarades présents ont posé des questions fort intéressantes sur le mode de gouvernance du PS, sur comment les Socialistes doivent vivre ensemble pour porter un projet fort et audible que les Français attendent.

 

            La réunion s’est achevée par un pot de l’amitié.

 

            Nicolas Gatineau

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Lundi 23 juin 2008
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Mercredi 26 mars 2008
Chère amie, cher ami,

Ségolène Royal nous disait fin 2007 : "Ne baissez pas les bras! Restez ! Ceux qui sont partis, revenez ! Le Parti socialiste va se remettre en mouvement. Les militants seront de toute façon, à un moment ou à un autre, consultés et moi, j'ai confiance, je veux continuer à porter cette espérance qui s'est levée pendant la campagne présidentielle".

Nous ajoutons donc, pour nos sympathisants qui n'ont pas encore franchi le pas, que, si vous souhaitez avoir votre mot à dire en 2008, rejoignez nous avant le 31 Mars au Parti Socialiste.
Pour adhérer, il vous suffit d'aller à l'adresse suivante:
http://adherer.net/perl/getHtml.pl

Les militants qui ne sont pas à jour de leur cotisation pourront se régulariser au moment du vote.

Amitiés,

Désirs d'avenir

Calendrier
1/ Convention nationale portant sur la déclaration de principe, les modifications statutaires préconisées par la commission nationale de la rénovation, et la riposte aux mesures gouvernementales (sic)

Date limite de présentation en section pour le vote du 29 mai : 31 Décembre 2007
6 mai : Envoi des textes définitifs dans les fédérations
29 mai: Vote dans les sections
du 5 au 7 juin : Conventions Fédérales
14 juin : Convention Nationale

2/ Congrès
Date limite de présentation en section pour pouvoir voter au congrès : 31 mars 2008
15 juin : début du dépôt des contributions
16 au 27 juin : validation du corps électoral par le Bureau National des Adhésions
1er juillet : date limite d'arrivée des contribution chez les militans
du 29 au 31 aout : université d'été à La Rochelle
13 septembre : CN de synthèse
20 septembre : date limite d'arrivée des motions chez les militants
23 octobre : vote dans les sections
du 24 au 26 octobre : Congrès Fédéraux
du 7 au 9 novembre : Congrès National
13 novembre : Election des secrétaires (de section et premiers federaux et national)
14 novembre : Second tour éventuel
15 novembre : Conseil national de désignation du BN et SN
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Mardi 25 mars 2008

Nous, membres d'Émergence(s), constatons et déplorons le lent déclin de la gauche et de ses valeurs dans notre pays. Trois défaites consécutives à l’élection présidentielle nous imposent de comprendre comment nous en sommes arrivés là. En cette heure décisive, nous avons une triple ambition : redonner à la gauche son assurance et sa fierté ; la faire gagner ; la faire gagner durablement.

***

La parenthèse ouverte et refermée par François Mitterrand, interrompue par deux cohabitations, n'aura pas effacé le sentiment d'une incapacité chronique de la gauche à exercer le pouvoir dans la durée : depuis vingt-cinq ans, aucune de ses victoires électorales n’a été confirmée aux élections suivantes.

De grandes villes ont été perdues. Nombre de communes populaires, dont le vote avait toujours été acquis aux partis de gauche, ont basculé à droite. Certaines victoires spectaculaires, en 1997 ou 2004, n’ont été que des moments de rémission temporaire dans un état général singulièrement dégradé.

L'influence de la gauche recule chez tous ceux qui, précaires ou en sursis, se savent menacés par la mondialisation. Elle recule chez les jeunes actifs et chez les personnes âgées. Pour tenter de conjurer ce déclin, la gauche s'est divisée en deux camps.

D'un côté, certains expriment la nostalgie d’une puissance publique empêchant le capital d’être trop mobile. En proposant de renouer avec une économie administrée imaginaire, ils pensent toucher les plus humbles et les plus menacés par les mutations de l’économie.

Or cette gauche nostalgique de la toute-puissance de l’État emploie des mots inventés il y a trop longtemps. Loin d’avoir un quelconque effet mobilisateur, ses messages sont devenus inopérants. Les électeurs ne les entendent plus. Ils ont changé et ils savent qu’autour d’eux, le monde lui aussi a changé.

De l’autre côté, on trouve tous ceux qui, à gauche, regardent le marché avec bienveillance : « augmentons la taille du gâteau », disent-ils, «  et redistribuons-le ensuite ». Tout en laissant faire le marché, il conviendrait de prendre soin des exclus en leur accordant revenu minimum d’insertion et couverture maladie universelle.

Cette gauche dite moderniste a beau jeu de vouloir réconcilier le marché et la générosité. Mais, ce faisant, elle ignore tous ceux qui, parce qu’ils appartiennent à la classe moyenne, ne bénéficieraient plus de la protection sociale si celle-ci se trouvait réduite à un filet de sécurité. Qu’on se le dise : on ne fait pas rêver le peuple en lui promettant une branche à laquelle se raccrocher.

Deux postures, donc, qui renvoient à une même impuissance. Les premiers sont aveugles aux évolutions du monde ; les seconds sont sourds aux signaux que leur envoient les insiders vivant dans l’angoisse du déclassement et aujourd’hui négligés par les politiques publiques.

À sa façon, la droite a conçu une synthèse plus habile et mieux adaptée aux attentes de l’électorat. Son discours régalien sur l’État lui permet de prendre l’ascendant sur une gauche qui doute de l’action publique ou se replie sur des recettes dépassées. La rhétorique du mérite, du travail, de la responsabilité individuelle et du refus de l’assistanat a capté l’attention bienveillante des électeurs les plus modestes autant que des cadres. Tandis que la gauche continue de croire qu’elle doit choisir entre différentes composantes hétérogènes de l’électorat, la droite a construit des messages qui trouvent un écho dans toutes les couches de la société française.

Ailleurs, la gauche a également compris cet impératif. Aux États-Unis, au Royaume-Uni, en Allemagne, en Suède ou au Danemark, elle a su dépasser la seule défense des plus faibles pour s’adresser au plus grand nombre et rassembler autour des mêmes messages une majorité des électeurs. Simultanément, elle s’est efforcée de construire un corpus de doctrine et d’idées en phase avec la réalité du monde. Ainsi a-t-elle pu conquérir le pouvoir et l’exercer dans la durée sans rien renier de ses valeurs.

La campagne présidentielle qui s’achève a montré que Ségolène Royal a eu les bonnes intuitions sur les faiblesses de la gauche et les progrès qu’elle doit accomplir pour regagner la faveur des électeurs. Il faut à présent s’inscrire dans le sillon qu’elle a entrepris de creuser. Il s’agit d’inventer une nouvelle politique, qui parle à tous et qui soit en phase avec la réalité du monde.

Quelle est cette réalité ? Pour le meilleur et pour le pire, la mobilité est la marque de notre temps. Elle suscite un dynamisme de l’économie mondiale sans équivalent dans l’histoire. Elle donne à l'inventivité humaine une souplesse et une réactivité jamais égalées. Dans cet univers du mouvement perpétuel, les mieux dotés parviennent à s’en sortir. Acteurs d’un changement dont ils maîtrisent les codes, ils savent tirer parti de la mondialisation.

Mais la mobilité exacerbe aussi la part d'ombre du capitalisme : l’obsession du rendement immédiat ; l'aveuglement aux désordres économiques, sociaux ou environnementaux qu'il engendre. Trop de citoyens se savent à la merci de décisions qui leur échappent. S’ils travaillent aujourd’hui, ils traverseront demain des périodes de chômage. Leur vie est bornée par la crainte de perdre leur emploi et de ne pas en retrouver. Ils ont un emprunt à rembourser, des enfants à éduquer. Ils vivent la précarité au quotidien.

Au total, certains ont hérité du pouvoir de s’inventer un futur. D’autres ne peuvent aller de l’avant parce qu’ils n’habitent pas le bon quartier ou parce qu’ils ne connaissent pas les bonnes personnes.

La vocation de la gauche, c’est de penser et de comprendre ces inquiétudes, ces déceptions, mais aussi les espérances qu’elles révèlent. Elle doit le faire sans condescendance ni apitoiement, mais avec le souci permanent de tracer de nouvelles lignes d’horizon. Pas d’indifférence ni de mépris ; pas de bons sentiments ou d’assistance ; la justice.

Nous pensons qu’il est temps, pour la gauche, de redéfinir les conditions de l’action publique. Nous voulons que l’exercice de la puissance publique, la refonte de la Sécurité sociale, l’affirmation de la liberté réelle et le refus de l’hérédité sociale permettent à chacun de redevenir maître de sa vie. Chaque Français doit pouvoir se construire un destin individuel à partir de garanties collectives fortement affirmées.

Nous pensons que l'heure est venue de porter ce message et tout en restant fidèles à nos valeurs, de transformer notre discours et notre façon de faire de la politique. Nous pensons qu’il est temps, pour la gauche, de faire de la « politique au marteau » : abattre des cloisons, ouvrir des fenêtres pour que la lumière pénètre enfin dans la bâtisse du socialisme du XXIème siècle. Telles sont les conditions de la victoire.

Émergence(s) est une association dotée d’un programme de travail intégré et cohérent. Pour aider la gauche à conquérir le pouvoir et à l’exercer dans la durée, elle se fixe quatre objectifs étroitement complémentaires :

Comprendre, dans leur diversité, les souffrances, les espérances, les croyances, les valeurs de la société française. Émergence(s) veut capter les tendances profondes qui la travaillent, au moyen de matériaux bruts (sondages, blogs) ou affinés (études sociologiques, essais).

Analyser les politiques publiques censées offrir à nos concitoyens les sécurités et les protections dont ils sont aujourd’hui privés et qui devraient leur permettre de se projeter en confiance dans l’avenir. Émergence(s) souhaite notamment faire émerger des collectivités locales gérées efficacement par la gauche toutes les idées susceptibles d'être mises en avant et, demain, d’être généralisées.

Formuler les messages et les discours capables de mobiliser et de rencontrer un écho large et durable auprès de nos concitoyens. Émergence(s) entend donner du sens aux propositions qu'elle formulera en les confrontant à un imaginaire, à un système de valeurs, à des représentations.

Organiser une stratégie électorale fondée sur les messages qui auront été dégagés, l’étude de cas exemplaires et l’exploitation méthodique de la littérature consacrée à l’art et la manière, pour la gauche, de gagner des élections.

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