Communiqués Ségolène Royal

Mercredi 14 janvier 2009 3 14 /01 /2009 18:06

Oui, l'arrêt de la guerre est possible !

Quiconque est aujourd'hui sincèrement attaché aux droits légitimes des peuples

palestinien et israélien – un Etat viable et souverain pour le premier, une sécurité

garantie pour le second – ne peut qu'être atterré par l'offensive militaire israélienne.

Révolté par le calvaire des habitants de Gaza. Angoissé pour la sûreté à laquelle aspire

la population israélienne.

Il y a deux ans, je me suis rendue à Gaza et en Israël à la rencontre des dirigeants puis

j'ai longuement dialogué avec des groupes de jeunes étudiants. Des deux cotés, ces

jeunes parlaient avec les mêmes mots, la même passion, le même regard farouche :

« on veut faire naître nos enfants dans un monde en paix et on en a assez de la peur ».

Aucune victoire militaire de Tsahal ne garantira la sécurité d'Israël. Est-il possible

d'arrêter ce conflit sans fin où les chances de paix sont périodiquement gâchées,

parfois des deux côtés en même temps, par le choix à répétition de la politique du pire

? Quelle solution politique, équitable et durable, le permettra ?

Après avoir en équipe écouté, observé et analysé, je vois plusieurs jalons solides d'une

paix juste et durable. Les voici.

Tout d'abord, la supériorité des armes n'a jamais mis à l'abri d'une défaite politique,

elle l'a même parfois hâtée et c'est encore plus vrai aujourd'hui où l'opinion mondiale,

informée comme jamais, voit sur ses écrans le déluge de feu qui s'abat sur Gaza, cette

immense prison à ciel ouvert asphyxiée par le blocus et quotidiennement pilonnée.

C'est l'honneur d'Israel que des voix s'élèvent en son sein pour s'opposer à une guerre

qui n'atteindra aucun des objectifs, officiels et officieux, que lui assigne le

gouvernement israélien : ni l'arrêt des tirs de roquette sur les villes du sud ; ni le

démantèlement du Hamas, au contraire installé en fer de lance de la résistance ; ni

même la restauration de la capacité de dissuasion de l'armée israélienne, ébranlée

après l'invasion du Liban ; ni même le message adressé à l'Iran et au « terrorisme »

car les principaux bénéficiaires de cette opération brutale et, à terme, contreproductive,

ne sont ils pas les djihadistes les plus obtus et les réseaux d'Al Qaida ?

Marek Halter a rencontré à Damas Khaled Mechaal, le chef du Hamas, à la veille du

déclenchement de l'offensive israélienne. Celui-ci lui a dit, rapporte-t-il, que le Hamas

qui prônait jadis dans sa Charte la destruction pure et simple de l'Etat d'Israël, était

aujourd'hui

« prêt à un accord sur la base des frontières de 1967 ». Qu'est-ce que cela

signifie ? Une reconnaissance de facto de ce que le Hamas appelle désormais

« l'entité

israélienne ».

Ce n'est pas – pas encore – une reconnaissance de droit de l'existence de

l'Etat d'Israël et de son droit à la sécurité mais, dit Marek Halter,

« c'est une

avancée »,

qui rappelle d'ailleurs celle jadis accomplie par l'OLP.

Cette reconnaissance nécessaire, n'est-il pas vain d'en faire un préalable absolu à toute

discussion alors qu'elle devra faire partie du package si l'on en vient enfin à des

négociations sérieuses, équitables parce que respectueuses des droits des deux peuples

et impliquant leurs représentants tels qu'ils sont et non tels que les uns ou les autres les

voudraient a priori ?

L'Europe doit enfin assumer avec force l'immense responsabilité historique qui est la

sienne dans cet interminable conflit. Un peu d'histoire et de mémoire n'est pas inutile

pour remettre les choses en perspective

. Ce sont des persécutions - l'Affaire Dreyfus et

les pogroms tsaristes, un crime contre l'humanité - la Shoah, tous perpétrés en

Europe, qui ont conduit tant de survivants à mettre leur seul espoir dans un Etatrefuge.

Ne l'oublions jamais.

Les Palestiniens peuplaient cette terre réputée « sans peuple pour un peuple sans

terre » et en furent massivement expulsés. Il ne s'agit pas de faire tourner la roue de

l'histoire en arrière mais de ne pas oublier que, colonisations britannique et française

inclues, cette histoire est aussi la nôtre.

Deux nations se sont constituées dont les peuples ont aujourd'hui des droits qui

doivent être conciliés pour qu'ils puissent, l'un et l'autre, coexister dans la sécurité et

la dignité.

Trop de pourparlers et d'accords de paix sont jusqu'à présent allés d'échec en échec,

en dépit des rares moments où l'on s'est pris à espérer que la raison et la justice

l'emportent grâce à quelques responsables suffisamment visionnaires et lucides qui,

tous, ont aujourd'hui disparu et, pour certains, ont été assassinés par les extrémistes de

leur camp. Yitzhak Rabin fut l'un d'eux. Il eut le courage de comprendre que

l'escalade guerrière conduisait à l'impasse politique et que la sécurité d'Israël, avec

laquelle il ne transigeait pas, exigeait une perspective crédible pour les Palestiniens.

Cette

« doctrine Rabin » est plus que jamais d'actualité. Les grandes lignes d'une paix

honorable et efficace sont connues, il n'y a rien à inventer et plus d'alibi derrière

lequel se cacher pour, une fois encore, en détruire les chances.

Pour ses responsabilités passées et pour sa responsabilité présente dans l'équilibre du

monde, l'Europe doit peser de tout son poids pour que cette guerre de trop qui ne

règlera rien soit enfin la dernière et pour que les enfants de Sdérot et de Gaza aient

enfin droit à une vie normale dans des sociétés qui ne soient plus dominées par la peur

et la haine de l'autre.

L'urgence, c'est l'arrêt immédiat des hostilités suivi d'un cessez-le-feu durable, avec

envoi d'observateurs ou de forces internationales chargés d'en vérifier le respect.

L'urgence, ce n'est pas seulement, des deux côtés, le silence des armes : c'est aussi

l'arrêt de la colonisation dans les territoires occupés et la levée du blocus qui a fait de

Gaza un immense ghetto paupérisé en proie, avant même l'intervention militaire

israélienne, à une catastrophe humanitaire et sociale, nourrissant frustrations et colères.

L'urgence, c'est la mobilisation conjointe et cette fois-ci déterminée de l'Europe et des

Etats-Unis, en liaison avec les pays frontaliers, pour en finir avec l'immobilisme

meurtrier qui, depuis 16 ans, a succédé au processus de Madrid et aux accords d'Oslo.

Force est malheureusement de constater que la mission confiée par le Quartette à Tony

Blair n'a, pour l'instant, rien donné d'autre qu'un piteux alignement sur les positions

de l'Administration Bush.

L'urgence, c'est que chacun comprenne qu'il n'a pas à choisir ses interlocuteurs dans

le camp d'en face mais à prendre, tels qu'ils sont, ceux qui représentent effectivement

les populations concernées. Le seul préalable à l'ouverture de premières négociations,

ce doit être le cessez-le-feu. Le reste, tout le reste, doit en être l'aboutissement, de la

reconnaissance d'Israël et de son droit à la sécurité aux contours d'un Etat palestinien

souverain et viable.

Trop de temps perdu, trop de promesses non tenues, trop de malheur de part et

d'autres et trop, aussi, de politiques inéquitables accréditant l'idée ravageuse d'un

« deux poids, deux mesures » dont toujours les mêmes feraient les frais. Il est temps de

stopper ce fol engrenage qui a transformé de jeunes lanceurs de pierres des Intifadas

passées en bombes humaines car sinon, comme l'a très bien dit l'écrivain francolibanais

Dominique Eddé,

« les jeunes oubliés de la vie seront de plus en plus

nombreux à être candidats à la mort ».

Non par fascination nihiliste ou par fanatisme

religieux mais par conviction de n'avoir plus rien à perdre et pas d'autre moyen de

faire entendre leur voix.

Il est temps de comprendre aussi qu'il en va non seulement de la sécurité d'Israël et de

la dignité de la nation palestinienne mais, plus largement, de l'équilibre et de la sûreté

d'un monde où l'éternisation du conflit israélo-palestinien attise le pire.

Rien ne sert de déplorer

« l'importation du conflit » : à l'heure d'Internet et des medias

télévisés globaux, Gaza est dans tous les foyers et dans toutes les consciences. Les

humiliés s'identifient aux humiliés et jugent sévèrement la légèreté avec laquelle la

plupart des gouvernements occidentaux semblent, dans cette affaire, traiter leurs

propres valeurs. Voilà pourquoi ce qui se joue à Gaza, ce sont aussi nos lendemains à

tous car, tôt ou tard, l'histoire présente toujours l'addition.

C'est pourquoi j'en appelle à un effort de lucidité historique et de courage politique de

l'Europe, meilleur moyen d'aider Barack Obama à assumer, le jour venu, les

responsabilités politiques qui sont celles de son pays.

Mahmoud Darwich, immense poète palestinien aujourd'hui disparu, disait s'efforcer

d'exprimer

« la conscience du perdant ». Il appelait cela « être un poète troyen »,

c'est-à-dire ne jamais se contenter du récit du vainqueur et de la version du plus fort. Il

est temps qu'il n'y ait plus, sur la terre d'Israël et de Palestine, non pas un mais deux

perdants, comme c'est le cas aujourd'hui.La paix, forcément faite de concessions

réciproques, est possible à condition que la justice et l'intelligence du temps qui est le

nôtre soient au rendez-vous.

Car, comme le dit le grand écrivain israélien, Amos Oz,

« la vie, c'est le compromis.

Et l'opposé du compromis, ce n'est pas l'idéalisme, c'est le fanatisme et la mort ».

Ségolène Royal, 13 janvier 2009

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Vendredi 26 décembre 2008 5 26 /12 /2008 13:56

Message de Ségolène Royal, le 21 décembre 2008
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Message de Ségolène Royal, le 21 décembre 2008.


Message important de Ségolène Royal le 21 décembre 2008: "Continuons à nous rassembler"

"Alors nous approchons de la fin de l’année. Une première page va s’ouvrir avec le 1er janvier prochain.

Il faut continuer et je continue avec vous.

Et puis il y a eu quand même des éléments très positifs dans ce Congrès.

D’abord la constitution d’une belle équipe. Cette belle équipe, elle est restée unie, très unie pendant le congrès et après le congrès. Et je voudrais vous dire que nous continuons à travailler rassemblés. Tous les mardis, nous nous retrouvons très régulièrement, nous correspondons bien évidemment. Et puis cette équipe unie a décidé de continuer. A l’intérieur du PS, dans la structure qui s’est mise en mouvement, dans le rassemblement des parlementaires qu’anime Jean-Louis Bianco à l’Assemblée, des sénateurs qu’anime Jean-François Rebsamen au Sénat. De l’ensemble des élus du terrain, des premiers fédéraux qui sont là, des secrétaires de section, des militants. Tous ceux qui ont soutenu notre motion et qui ont voté pour moi. Et tous ceux-là,je leur demande de faire ce que nous aurions fait si nous étions aux responsabilités, c’est-à-dire des sections ouvertes, des sections où l’on débat, des sections où l’on attire des adhérents, un PS qui s’inspire des meilleures pratiques de nos élus, quels qu’ils soient d’ailleurs, quelle que soit la motion qu’ils ont votée.

Et donc, en mettant en mouvement dans nos fédérations et dans nos sections le parti dont nous rêvions. Je sais que c’est une façon très importante... je sais que malgré tout, je vois bien ce qui se passe, que lors des congrès fédéraux, on ne vous a pas épargnés, ceux qui m’ont soutenue. Je sais. Et bien, nous devons être vigilants les uns et les autres et nous faire respecter bien sûr dans les fédérations. Et, en même temps, apporter notre capacité de créativité à ce que le PS construit.

Nous ne sommes pas là pour gêner l’actuelle direction. Nous avons été laissés derrière la porte. Mais nous sommes chez nous, dans notre maison commune, le PS et nous devons y prendre sur le terrain toute notre place.

Et puis, bien évidemment, il y a Désirs d’Avenir.

Et j’entends monter en puissance l’organisation, la créativité, l’action et la réflexion avec D.A.

Venez nombreux ! Adhérez et faites adhérer !

Venez nombreux à DA, pourquoi ? Parce que nous allons continuer à mettre sur le site les meilleures contributions des experts, des économistes, des intellectuels, des sociologues que nous rencontrons. Parce que je souhaite que toute cette matière grise soit mise à la disposition du plus grand nombre, à travers tous les territoires, notamment à toutes celles et ceux qui n’ont pas la possibilité de sortir de chez eux, de se rendre à l’Université la plus proche.

Un réseau d’éducation populaire

C’est vous tous qui allez nous aider à créer ce réseau d’éducation populaire. C’est à vous de nous donner des participations, des contributions, des réflexions. Des universitaires qui sont en proximité de vos fédérations, de vos sections, des éléments auxquels vous pouvez intervenir. Des lectures auxquelles vous avez accès qui vous ont particulièrement frappés.

Et c’est cette mise en commun de la matière grise que nous voulons faire monter en puissance. Elle existe déjà, puisque depuis la création de D.A, nous avons fait des forums. Mais nous allons leur donner une dimension supplémentaire. Ensuite nous allons restructurer le site de D.A. Là aussi pour lui donner beaucoup plus d’ampleur et d’impact. Et là aussi j’ai besoin de vos contributions.

Développer Cités d’Avenir

Et puis il y a Cités d’Avenir. Cités d’Avenir, c’est 200 associations qui sont fédérées dans les banlieues, qui sont animées par Kamel et Brahim. et là aussi, nous avons fait une réunion de travail, nous avons quelques idées pour puiser dans les quartiers populaires ce que j’ai réalisé dans la région Poitou-Charentes, c’est-à-dire des bourses tremplin Désirs d’Entreprendre, du micro crédit avec des parrainages de chefs d’entreprises expérimentés qui pourraient aider les jeunes à créer leur activité.

Soutenir le mouvement social

J’ai rencontré hier des lycéens. Bien sûr, j’ai échangé avec eux. Vous verrez le compte-rendu et la synthèse ou des extraits de cette réunion de travail avec les lycéens sur le site.

Moi, j’ai été frappée par leur sérieux, par leur envie de travailler.

Quand je vois Nicolas Sarkozy dire que c’est la gauche qui met la pagaille, je crois qu’il est responsable avec son gouvernement, aujourd’hui, de la pagaille dans les lycées. Et en écoutant les lycéens, notamment sur l’analyse très pointue qu’ils font du sens de la réforme.

Pourquoi supprimer, par exemple, l’apprentissage de l’économie, comme s’il fallait empêcher les jeunes de réfléchir et ne faire plus que de la gestion ? Pourquoi réduire à la portion congrue toutes les sciences humaines tel que l’envisageait monsieur Darcos ? Les lycéens ont été parfaitement conscients du fait que le lycée est là aussi pour former des citoyens, pour l’apprentissage de leur liberté, de leurs capacités de jugement.

Cette révolte est aussi une revendication de respect.

De la même façon, si vous avez à proximité de chez vous des salariés, des ouvriers qui se battent dans l’indifférence générale contre la fermeture de leurs usines, parce qu’il y a des effets de la crise qui sont sur le feu des projecteurs et d’autres endroits où l’on souffre et l’on meurt en silence, et bien, je veux que les militants de D.A soient aux côtés de ceux qui souffrent et qui disparaissent en silence et qu’ils puissent avoir accès à ce media qu’est D.A. Filmez-les, recueillez lzurs témoignages. Faites-les porter sur le site de D.A, et nous allons créer des réseaux de solidarité pour que, partout où l’on souffre, sur le territoire national, on ne soit pas oublié.

Donner à chacun la possibilité de croire en un avenir meilleur.

Et n’oublions jamais ce que nous sommes. D.A, ça veut dire que nous avons l’ambition –d’ailleurs, c’est l’essence même de la politique- de donner à chacun la possibilité d’évoluer, de créer, de construire et de croire en un avenir meilleur, non seulement pour lui-même mais aussi pour ceux qui l’entourent.

Donc, à très bientôt."

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Mercredi 26 novembre 2008 3 26 /11 /2008 08:16

Message de Ségolène Royal, le 25 novembre 2008
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Message de Ségolène Royal, le 25 novembre 2008.

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Mercredi 23 juillet 2008 3 23 /07 /2008 18:20

Chères amies, Chers amis,

La réforme des institutions a été adoptée hier par le Congrès réuni à Versailles.

Ce n’est pas la victoire de la démocratie, c’est le renforcement du pouvoir monocratique de Nicolas Sarkozy, à coups de pressions indignes sur plusieurs députés.

C’est Robert Badinter, l’ancien président du Conseil constitutionnel, qui a le mieux exposé les raisons de ne pas voter ce texte et souligné l’occasion perdue de mettre fin à la « monocratie » qui caractérise aujourd’hui notre régime (Vous pourrez lire son texte ci-dessous.)

Où sont les garanties et les moyens d'indépendance de la presse ? Aujourd'hui, on constate la mainmise des groupes financiers proches du pouvoir sur les principaux médias, et la tentative de mise sous tutelle du service public de l'audiovisuel. Où est le mandat unique qui permettrait au Parlement d’être plus représentatif de la société française ? Il manque aussi ces deux autres piliers que sont la démocratie sociale - on a vu récemment la façon humiliante dont Nicolas Sarkozy traite les syndicats - et la démocratie territoriale, avec une nouvelle étape de décentralisation qui permettrait à l'État d'être plus efficace.

Certains reprochent à la gauche d’être dans une « opposition pavlovienne ». Mais c’est la droite qui conduit une politique dure, dogmatique, brutale et cela, de façon systématique ! C’est le régime du mépris généralisé, comme je le disais dans une interview au Parisien.

Alors non, il n’était pas moral de donner quitus à un gouvernement qui, tous les jours, donne de mauvais exemples de gestion des affaires publiques. Un seul socialiste a voté en faveur de la réforme. Comme par hasard, celui-là même qui m’a violemment attaquée quand je me contentais de dire la vérité sur Nicolas Sarkozy. Saura-t-on le prix payé pour ce vote ? Quelle dépendance et pourquoi ? Les démocrates, eux, en supporteront le coût. Bravo, en tous cas, aux élus radicaux qui ont résisté à la pression.

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Question plus importante : qui, pendant ce temps-là, se soucie de la vie quotidienne des Français, sur laquelle cette réforme institutionnelle n’aura aucun effet ? Cet été, ils vont passer moins de temps en vacances que l’an dernier et sont déjà préoccupés par les factures de la rentrée.

À ce sujet, je retiens deux faits marquants dans l’actualité. L’insee nous apprend que le nombre de Français pauvres a encore augmenté. Ce sont aujourd’hui 7,9 millions de personnes qui gagnent moins de 880 euros par mois. Presque 14 % de la population. C’est énorme et inquiétant.

À l’autre bout de la chaîne, les plus riches voient leurs revenus augmenter sans arrêt. Le nombre d’assujettis à l’impôt sur la fortune est maintenant de 548 000 foyers. Mais, comble du comble, les recettes que l’impôt sur la fortune apporte à l’État ont baissé de presque 6 % par rapport à l’an dernier. Les avantages fiscaux accordés par la droite aux plus riches portent leurs fruits. Au détriment de tous les autres…

Pour toutes ces raisons, et d’autres encore, ne baissons pas les bras pour combattre ce système politique.

À bientôt,

Ségolène Royal




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Robert Badinter, sénateur, ancien président du Conseil constitutionnel

« Non à l'hyperprésidence »

Publié dans l’édition du Monde du 20 juillet 2008

http://www.lemonde.fr/archives/article/2008/07/19/non-a-l-hyperpresidence-par-robert-badinter_1075175_0.html

« Certains se demandent si, en refusant de voter la révision constitutionnelle, les socialistes ne sont pas en train de passer à côté d'une opportunité : rééquilibrer les institutions. La réponse est non. Cette révision est une occasion perdue, non pour les socialistes, mais pour la République. Nos institutions souffrent d'un mal profond : l'hyperpuissance du président. Il est le véritable chef du gouvernement, pour ne pas dire le gouvernement à lui seul, dans la pratique actuelle de l'Elysée. Et, depuis le quinquennat et la succession des élections présidentielle et législatives, il est le chef réel de la majorité présidentielle à l'Assemblée. La séparation des pouvoirs n'est plus qu'apparence. De surcroît, ce pouvoir sans pareil n'est assorti d'aucune responsabilité. J'appelle ce régime la monocratie : le pouvoir d'un seul dans la République.

Or le projet de révision ne réduit pas les pouvoirs du président. Il les accroît en lui permettant de s'adresser directement aux parlementaires réunis en Congrès. Le président présentera un bilan flatteur de son action et fera acclamer par sa majorité son programme de gouvernement. Le premier ministre comme chef de la majorité parlementaire disparaît. Le renforcement des prérogatives du Parlement, premier objectif de la révision selon le président, est un leurre en termes de pouvoir réel. Tant que le président sera le chef incontesté de la majorité à l'Assemblée, le Palais-Bourbon demeurera une annexe du palais de l'Elysée. "Cy veut le Roi, cy fait la loi", l'axiome de l'Ancien Régime demeure la règle sous la Ve République.

Quant aux pouvoirs de nomination du président aux grandes fonctions (Conseil constitutionnel, CSA, etc.), on annonce "un changement considérable" : le choix du président pourra être refusé par un vote des trois cinquièmes des membres d'une commission parlementaire. Mais un tel vote requiert le concours de la majorité présidentielle, qui ne sera jamais donné contre la volonté du président. Si on voulait rendre ces nominations consensuelles, il faudrait une majorité positive des trois cinquièmes nécessitant l'accord de l'opposition. On est loin du compte.

D'autres font valoir que la réforme accorde à l'opposition parlementaire des droits nouveaux. Mais il faut regarder la portée des textes et non pas seulement l'étiquette. On nous dit : le Parlement aura la maîtrise de la moitié de l'ordre du jour, "un progrès immense". Mais qu'en est-il pour l'opposition ? Le projet lui réserve un jour pour trois semaines, à partager avec les centristes. Belle avancée démocratique !

Autre exemple. Le président annonce que la présidence d'une commission parlementaire sur huit sera réservée à l'opposition. Pourquoi pas trois ? Nous ne demandons pas des pourboires, mais un rééquilibrage.

Enfin, la révision proposée consolide le mode d'élection archaïque des sénateurs, qui assure à la droite une majorité pérenne au Sénat. Cette situation est un défi à la démocratie. Le comité Balladur avait ouvert la voie à un changement possible. La droite sénatoriale a tout refusé à ce sujet. Elle entend demeurer maîtresse du Sénat et, par là, de toute révision constitutionnelle proposée par la gauche. Lors de la prochaine alternance, la gauche devra donc présenter un projet de révision constitutionnelle, soumis directement au pays par voie de référendum. Il devra inclure la reconnaissance du droit de vote aux élections municipales des immigrés régulièrement établis en France. Cette réforme-là, si importante pour l'intégration, est ignorée par l'actuelle révision.

Dans ces conditions, libre à qui le veut de danser un pas de deux constitutionnel avec le président de la République. Ce n'est pas notre choix. »
















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Mardi 22 juillet 2008 2 22 /07 /2008 00:27
PARIS (AFP) — Ségolène Royal a durement critiqué lundi les "pressions indignes" de Nicolas Sarkozy et la "trahison" de Jack Lang, sans le citer nommément, qui ont fait, selon elle, voter par le Parlement la réforme des institutions.
"Ce n'est pas la victoire de la démocratie, c'est le renforcement du pouvoir monocratique de Nicolas Sarkozy, à coups de pressions indignes sur plusieurs députés", a déclaré l'ancienne candidate socialiste à la présidentielle dans une déclaration à l'AFP.
"Une seule voix a fait la différence: pourra-t-on en connaître le prix ? Les démocrates, eux, en supporteront le coût", ajoute Mme Royal, alors que le socialiste Jack Lang est le seul parlementaire socialiste à avoir voté la réforme.
"Comme disait François Mitterrand, sur le chemin de la trahison, il n'y a que le fleuve de la honte à traverser", ajoute Mme Royal, sans nommer celui qui était son conseiller spécial durant la campagne électorale.
"A l'avenir, ce type de manquement à la probité politique ne sera plus admis au Parti Socialiste", ajoute Mme Royal qui brigue le poste de Premier secrétaire du PS.
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Dimanche 20 juillet 2008 7 20 /07 /2008 11:58
Chères amies, chers amis,

Le 27 juin dernier, je n'ai pas été victime d'un cambriolage, j'ai été l'objet d'une volonté délibérée de déstabilisation. Et ce, à la veille d’un discours politique important, où je mettais en cause la mainmise du clan Sarkozy sur la France.

Ce ne sont pas des voleurs qui sont venus à mon domicile : on ne m'a même pas volé une boucle d’oreille ! La police elle-même a déclaré mercredi 11 juillet qu’il s’agissait d’une « mise à sac ».

Il fallait que les visiteurs sachent à quelle heure précise j'allais rentrer à mon domicile, à quelle heure précise il n'y avait personne dans l'appartement. C'est un travail de professionnel, maîtrisé, organisé.

Les « visiteurs » ont fouillé mon domicile. Ils ont trouvé la précédente plainte que j'avais déposée. Ils l'ont déchirée et ils l'ont laissée bien en évidence sur un meuble. C’est une mise en scène préméditée.

C'est la troisième fois que mon domicile est visité. La première c'était en août 2006, déjà à la veille d'un discours important, drôle de coïncidence.

Alors, je vous le dit, ce n'est pas d’une affaire personnelle dont je vous parle. C'est une affaire politique d'une extrême gravité. C’est un scandale dans une démocratie comme la France. Dans une démocratie on ne peut pas accepter cela, on ne peut pas le passer sous silence. De même, on ne peut pas accepter que d’autres responsables politiques - comme Olivier Besancenot - aient fait l’objet d’une surveillance. Le climat est lourd dans notre démocratie.

Volonté délibérée de déstabilisation mais volonté de qui ?

J’ai dit qu’il y avait une drôle de coïncidence, que l’on visite mon domicile à la veille d’un discours politique important. Deux choses me paraissent scandaleuses : d'abord la passivité des autorités de l’Etat, ensuite les insultes du Premier ministre et de l’UMP.

La passivité de l’Etat a été injustifiable. Vous connaissez un pays démocratique dans lequel le domicile d’un responsable de l’opposition est mis à sac trois fois ? Cela fait quinze jours que le pouvoir est parfaitement au courant de ce qui s'est passé. La police est venue et a fait un travail admirable ; le Procureur est resté jusqu'à 3 heures du matin. Le ministère de la Justice et le pouvoir sont donc parfaitement au courant. Et il y a eu des articles de presse dès le lendemain des faits.

Or que se passe-t-il ? Même pas une réaction officielle, même pas un coup de téléphone, rien. Tout se passe comme si on voulait nier ce qui s'est passé. Comme si c'était sans importance et sans gravité. Dans n'importe quelle démocratie, le pouvoir aurait condamné cette mise à sac avec force.

En moins de deux ans, il y a eu six violations de domiciles, concernant des membres de mon équipe ou moi-même. Jamais les coupables n’ont été arrêtés.

Et puis la deuxième chose qui me scandalise, c'est la réaction de la droite à mes propos. Il n’y a pas eu un seul responsable de droite pour reconnaître la gravité de cette affaire. Ils ont voulu me déstabiliser pour me faire taire. Ils n’y sont pas parvenus. Ils n’y parviendront pas.

En ce qui concerne les révélations sur les empreintes digitales d’une jeune femme retrouvées chez moi, lors de la « visite » de mon appartement en 2006, je vous renvoie au communiqué de Jean-Pierre Mignard, Président de Désirs d’avenir, que vous trouverez ci-dessous.

Sachez qu’on ne m’arrêtera pas. Je continuerai avec vous, et avec d’autres, à dénoncer la mainmise du clan Sarkozy sur tous les pouvoirs. On ne fera pas taire la gauche. Croyez-moi.



À très bientôt,

Ségolène Royal


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Communiqué de Maître Jean-Pierre Mignard,
avocat à la Cour d’Appel de Paris

« Informé par les seules agences de presse de récents développements dans l'enquête sur la mise à sac de l'appartement de Madame Royal, j'ai repris contact avec le Procureur de la République de Nanterre, Monsieur Philippe Courroye.

Il m'a confirmé que des empreintes digitales d'une jeune femme d'un pays des Balkans correspondraient à celles retrouvées dans le domicile de Madame Royal lors de la visite avec effraction de 2006.

Une nouvelle technique appropriée aurait permis maintenant ce qui n'était pas possible hier : procéder à une comparaison approfondie des empreintes.

Nous faisons à cela les observations suivantes :

- la protestation de Madame Royal aura déjà et au moins servi à la réouverture de son dossier classé. Sans cela cette première infraction serait définitivement tombée dans l'oubli. On peut s'en étonner, s'agissant quand même d'une visite avec effraction commise dans des circonstances troublantes au domicile d'une candidate à l'élection présidentielle.

- la personne suspectée serait notoirement connue des services de police pour avoir écumé les appartements de la Région parisienne.

- aucun vol n'a été commis chez Madame Royal lors de cette visite. Même une montre qui avait disparu lors de l'intrusion dans l'appartement a été retrouvée et aucune déclaration de vol à l'assurance n'a été déposée.

- la suspecte, présentée comme délinquante d'habitude, « rompue au cambriolage de droit commun », aurait donc ce soir-là exercé son activité habituelle à titre bénévole, mue par la seule curiosité. C'est assurément une originalité.

J'ai demandé à Monsieur le Procureur de la République d'être dorénavant la seule personne autorisée à communiquer dans ce dossier, le cabinet de Monsieur le Président de la République, n'étant pas en charge de l'enquête préliminaire. »

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Mardi 8 juillet 2008 2 08 /07 /2008 00:41
Ségolène Royal s'étonne de la polémique indécente soulevée par la droite et des propos très virulents tenus par François Fillon. Le moment n'est pas à la polémique politicienne. Les propos qu'elle a tenus, en réponse à une question des journalistes, se sont contentés de reprendre des faits admis par tous, et notamment par le Secrétaire général de l'Elysée. Par ailleurs, ses propos ont été sortis de leur contexte puisque lors de son intervention, elle a appelé au respect des retrouvailles familiales si longtemps attendus et à la nécessité de n'alimenter aucune polémique. Ségolène Royal appelle donc le gouvernement à faire preuve d'un peu de décence.

Par Rédacteur - Publié dans : Communiqués Ségolène Royal
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Vendredi 4 avril 2008 5 04 /04 /2008 17:17

Vendredi 4 avril 2008

Une défense européenne, vite !
Le retour dans le commandement militaire de l'OTAN, pour quoi faire ?


26 avril 2007 : le candidat Sarkozy estime que la présence à long terme des troupes françaises en Afghanistan n'est pas décisive. Il se déclare même prêt à poursuivre la politique de rapatriement de nos soldats, alors engagée par Jacques Chirac. 27 mars 2008, soit onze mois plus tard : en voyage officiel à Londres, Nicolas Sarkozy annonce l'envoi de 1 000 hommes supplémentaires à ceux qui sont déjà présents en Afghanistan.

Je me suis prononcée contre cette fuite en avant. Car les risques d'enlisement sont  trop forts ; car les objectifs n'en sont pas définis ; car on ne peut risquer la vie de nos soldats sans savoir quels sont les objectifs de leur mission ; car il faut en priorité donner au gouvernement d'Hamid Karzaï les moyens d'assurer la stabilité de l'Afghanistan.

Et puis Nicolas Sarkozy oublie sciemment qu'en 1991, François Mitterrand avait souhaité un vote du Parlement sur la présence des forces françaises en Irak… La réforme des institutions et le renforcement du rôle du Parlement promis par le candidat Sarkozy sont clairement jetés aux oubliettes.

Plus grave encore, lors du Sommet de Bucarest, Nicolas Sarkozy a fait prendre à la politique étrangère de la France un virage périlleux. En réintégrant le commandement militaire de l'OTAN, il prétend ainsi redéfinir notre rapport à l'Alliance atlantique et, en même temps, renforcer l'Europe de la défense.

Mais où est passé le « Livre blanc de la Défense », en préparation depuis plusieurs mois et qui devait être soumis au Parlement ? Personne ne l'a encore vu… et lorsqu'on débattra de ses orientations, il sera déjà trop tard. Car entre temps, c'est toute notre politique depuis 1966 qui aura été remise en cause.

Le degré de notre participation à l'Otan est une question fondamentale qui ne doit pas être taboue et dont nous pouvons tout à fait débattre. Mais la France a-t-elle intérêt à se ranger dans le camp atlantiste, sans garantie d'obtenir quelque chose en retour ? La France est-elle attendue et bienvenue dans un commandement militaire qui s'est fait sans nous depuis 42 ans ? Un retour actif à l'Otan permettra-t-il véritablement de renforcer la PESD ?

Sous couvert de préparer la présidence française de l'Union européenne et d'amorcer le développement de la défense commune, Nicolas Sarkozy ne vise, en réalité, qu'une chose : réintégrer pleinement l'OTAN pour inscrire sans réserve notre pays dans «  le camp occidental » et satisfaire son « obsession atlantiste », comme l'a formulé Jean-Marc Ayrault, le 1er avril à l'Assemblée nationale. Une option idéologique dangereuse, selon moi, à l'heure où certains poussent au conflit des civilisations. Et alors que les Etats-Unis ne semblent pas disposés, en matière de défense, à déléguer leur autorité. Ce faisant, Nicolas Sarkozy affaiblit la position européenne au sein de l'Otan.

L'intérêt et la sécurité de la France passent sans conteste par la mise en œuvre d'une vraie PESD, tout en continuant de travailler étroitement avec nos alliés. Au sein de l'Alliance, lourde et grosse machine, la France seule ne pourra jamais peser sur les orientations et les décisions stratégiques. Nous devons donc absolument profiter de notre autonomie pour rassembler nos partenaires européens autour d'une Europe de la défense cohérente et efficace, et avoir ensuite voix au chapitre au sein de l'Otan.  À nous aussi de faire preuve d'exemplarité dans notre engagement en Europe, afin de vaincre les réticences de nos partenaires.


Ségolène Royal

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Par Rédacteur - Publié dans : Communiqués Ségolène Royal
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Vendredi 4 mai 2007 5 04 /05 /2007 11:23

NUCLEAIRE :

  • Sur l'EPR, Nicolas Sarkozy n'a pas contesté la position de son gouvernement qui est celle de l'avoir imposé sans concertation pour ensuite assurer son lancement par un décret pris quelques jours seulement avant l'élection présidentielle. Ségolène Royal annulera le décret et remettra le dossier sur la table.
  • Nicolas Sarkozy, pourtant ancien ministre de l'Intérieur et ministre d'Etat, a été incapable de répondre à la question de Ségolène Royal et ignorait donc qu'il s'agissait de la troisième génération de réacteur.
  • Ségolène Royal a raison de rappeler que la part du nucléaire représente 17% de l'énergie totale (électricité, gaz, charbon, pétrole, hydraulique, énergies renouvelables) consommée en France et 78 % de l'énergie produite en France est d'originie nucléaire et non 50 % comme l'a dit Nicolas Sarkozy.

RETRAITES :

  • Nicolas Sarkozy a continué dans la désinformation en prétendant que le financement des retraites était résolu par la Loi Fillon jusqu'en 2008. Le Conseil d'Orientation des Retraites (COR) dit en réalité qu'il manque à peu près 50% du financement, et par ailleurs, qu'un rendez-vous en 2008 sera indispensable pour trouver une solution pour combler le « trou ».En disant que cela était financé jusqu'en 2020, Nicolas Sarkozy reconnait lui même que le problème n'est pas réglé définitivement et que cette réforme n'est donc pas la solution tant attendue ...
  • Il a annoncé hier qu'il augmenterait les petites retraites de 25% en finançant cette mesure par la réforme des régimes spéciaux. Cette augmentation coûterait spontanément au moins 10 milliards d'euros.


DROITS DE SUCCESSION :

  • La suppression des droits de succession a été la première mesure de Berlusconi en 2001.
  • De plus, c'est une mesure couteuse (5 milliards d'euros) on ne peut relancer ni la consommation ni l'investissement avec une telle mesure. Elle est économiquement inefficace car l'imposition sur le patrimoine ne concerne qu'un francais sur cinq. C'est donc une mesure de clientélisme qui vise d'abord les plus riches ...


35 HEURES :

  • Nicolas Sarkozy n'a pas répondu : pourquoi ne les a-t-il pas supprimées, Il a reconnu devant Ségolène Royal, que cela était une formidable avancée sociale.


HEURES SUPPLEMENTAIRES :


  • Dans quel pays, dans quelle économie, Nicolas Sarkozy a vu que ce sont les salariés qui choisissent leurs horaires de travail ?
  • Les deux Lois Fillon permettent déjà largement le recours aux heures supplémentaires. 37% des salariés à temps plein font des heures supplémentaires et ils font 55 heures par an en moyenne. Moins de 40% des salariés à temps plein ont fait une heure supplémentaire en 2006.
  • Effectuer des heures supplémentaires, c'est consacrer moins de temps à sa vie familiale.
  • Cette même étude montrait que cette mesure détruirait l'emploi. Une entreprise de 20 personnes détruirait 2 emplois pour faire faire 4 heures supplémentaires aux autres.

IRAN :

  • Nicolas Sarkozy n'a toujours pas saisi l'enjeu terrible pour la sécurité du monde. Il n'a pas compris que passer du nucléaire civile au nucléaire militaire est une simple question d'enrichissement d'uranium.
  • La position de Ségolène Royal qui est celle de l'AIEA, de l'UE et du Conseil de Sécurité des Nations Unies consiste à dire : pour l'Iran, pas de nucléaire civil tant que l'Etat ne se soumet pas aux contrôles de l'Agence. Plus qu'une question de bon sens, il s'agit d'une question de sécurité.


SECURITE :

  • Lors du débat, Nicolas Sarkozy a ironisé sur le souhait de Ségolène Royal de faire accompagner les policières de nuît jusqu'à chez elles (suite aux viols dernièrement de deux d'entre elles). Pourtant, un dispositif ayant le même objectif pour les femmes travaillant le soir existe déjà à Montréal où les bus les raccompagnent aux pieds de leurs immeubles. En banlieues, les patrouilles du soir peuvent ramener les policières. On peut citer aussi l'exemple de Berlin où les taxis sont gratuits pour les femmes à partir de 3 heures du matin.

D'autre part, le vrai bilan de Nicolas Sarkozy, c'est :

  • + 30 % d'agressions depuis 2002.
  • + 11 % de violence faites aux personnes.
  • + 26% pour le nombre de faits de violence à l'école.
  • Quand hier 20 000 voitures brûlaient par an, c'était pour Nicolas Sarkozy un échec de la gauche. Avec près de 45 000 voitures brûlées en moyenne chaque année depuis 2002, ce ne serait pas un échec de l'ancien ministre de l'intérieur, mais une réussite personnelle.
  • 12 000 policiers agressés en 2006.
  • 3 semaines d'émeutes dues à une très mauvaise gestion de la crise de l'automne 2005.

Le bilan de l'ancien ministre de l'Intérieur est particulièrement mauvais et prouve l'incapacité du candidat en matière de sécurité.

Par Rédacteur - Publié dans : Communiqués Ségolène Royal
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Vendredi 4 mai 2007 5 04 /05 /2007 10:47

Mercredi soir soir, lors du face à face télévisé entre Ségolène Royal et le candidat de l'UMP, vingt millions de Françaises et de Français ont pu mesurer en direct à quel point les enjeux du vote de dimanche sont clairs.

Le choix oppose deux projets de société, deux visions de la France, deux conceptions de la politique, et deux tempéraments
.

D'un côté, avec clarté, détermination et volonté, Ségolène Royal a proposé une voie nouvelle pour le pays.
Celle d'une France neuve, réconciliée, apaisée, fidèle à ses valeurs universelles et confiante en son avenir. Une France qui garantisse le progrès pour tous et le respect pour chacun.
Ségolène Royal refuse la fatalité d'une société bloquée. Elle incarne le seul changement gagnant, qui modernise notre modèle social sans le briser, qui rénove la République sans passer par dessus bord son socle de valeurs, qui assure un Etat impartial et protège les libertés publiques.

De l'autre côté, le candidat de l'UMP est apparu sans fard comme le représentant de tous les réactionnaires. Il est dur avec les plus fragiles et compatissant avec les puissants.

Il est le candidat de la droite, qui préconise d'aller jusqu'au bout de la politique injuste qu'il a menée depuis 2002.
Son projet est violent: faire subir au pays une purge ultra libérale pour adapter coûte que coûte la France à la mondialisation sans règles à l'anglo-saxonne. Les conséquences de cette brutalité seraient terribles: aggravation des inégalités, tensions sociales, risques pour la paix civile, confusion dangereuse entre l'Etat, les forces de l'argent et les grands groupes médiatiques.

Ainsi, le grand débat a livré sa vérité.

La France dispose de tous les atouts pour se relever. Elle a son destin en main. Dimanche 6 mai, elle pourra lui donner un visage.
Avec Ségolène Royal, ce sera celui de la modernité et du rassemblement.

Par Rédacteur - Publié dans : Communiqués Ségolène Royal
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